CCFD - Terre Solidaire
Soirée du vendredi 4 mars 2016 à Questembert

Vendredi soir 4 mars , au self du collège St-Joseph, une quarantaine de personnes se sont réunies pour un reportage sur des paysans du Paraguay en Amérique latine.

Daniel Hangouët y est allé au nom du CCFD-Terre solidaire et témoignait.

 

Photos poignantes de paysans chassés de leurs terres par des
multinationales ou de grandes entreprises qui possèdent déjà
plus de 80 % des terres mais veulent s'approprier le peu d'hectares  
cultivés par les familles de paysans cultivant pour se nourrir.

Photos poignantes de récoltes broyées, de maisons détruites
et de paysans qui refusent de céder ce qui les nourrit.
Un combat qui va parfois jusqu'à l'assassinat.

 

Le soja OGM qui occupe les centaines et centaines de milliers d'hectares va débarquer à Lorient pour nourrir nos animaux d'élevage. Faut-il réduire à misère les milliers de paysans d'ici et de là-bas pour que les multinationales s'engraissent et que nous, consommateurs, mangions mal à bas prix? Enjeu primordial pour l'avenir .

 

Le repas de riz-sauce qui a suivi a été délicieux et les discussions énergiques.

 

Nous chrétiens, nous  pouvons avoir l'impression d'être impuissants pour les aider mais nous pouvons 2 choses:

1) suivre les informations et nous renseigner sur l'origine et la façon de produire ce que nous achetons

2) Choisir nos achats. Refuser d'acheter une nourriture (ou même  des objets) qui proviennent de l'exploitation d'êtres humains, nos frères.

 

"Qu'as-tu fait de ton frère?" nous est-il dit dans la bible

Témoignage de Daniel Hangouët , de retour du Paraguay

Au  Paraguay, l’essor constant  d’une agriculture de mono-production a des
conséquences environnementales, économiques et sociales désastreuses.

La forêt primaire a reculé partout devant les champs de soja et actuellement
le nord-ouest du pays (la région du Chaco) subit le déboisement le plus rapide au monde. Au classement mondial de l’accaparement des terres, le Paraguay serait aussi au premier rang : à peine 2% de la population détiennent plus de 80% des terres. Et pendant que la richesse produite par les monocultures destinées à l’exportation profite à une minorité, seuls 6% des terres cultivables servent réellement à nourrir la population : ce pays n’assure plus sa propre souveraineté alimentaire, et sa sécurité alimentaire dépend de ses importations.

Pendant ce temps, sur une très grande partie du territoire, les paysans sont désormais «en trop». Soumis à des pressions constantes, victimes d’intimidations et d’agressions, les communautés paysannes sont poussées à laisser leurs parcelles entre les mains des grands propriétaires. Elles vont alors grossir le nombre des habitants des bidonvilles: ceux de la capitale, Asunción, régulièrement inondés par les gigantesques crues de la rivière Paraguay.

De plus en plus de paysans du Paraguay deviennent des «sans terre». Leur combat, pour leur survie et pour l’avenir de leurs enfants, c’est le plus souvent l’occupation de terres qui leur sont théoriquement destinées mais qui ont été indûment attribuées à de grandes entreprises. Un affrontement sur fond de pauvreté, dans un climat de précarité et de violence. Et dont les paysans  sortent rarement vainqueurs.

Un même combat pour toutes ces communautés, avec une issue plus ou moins tragique…

Celle de Laterza Cue (département de Caaguazú), après des mois de résistance et de manifestations, a pu récupérer 500 hectares de terres sur les 3000 dont on l'avait dépossédée ; soit moins de 10 hectares par famille.
 

La colonie « Primero de Marzo (département de Canindeyú) a déjà subi trois expulsions et trois destructions totales : maisons brûlées, cultures et plantations broyées, animaux tués ; trois fois les familles ont dû fuir, puis elles sont revenues et ont tout reconstruit ; au dire des ONG qui les soutiennent, la quatrième expulsion serait imminente.

En 2012, la colonie de Marina Cue, elle, n’a pas fui devant l’invasion de son territoire: une soixantaine de personnes se sont retrouvées face à trois cents policiers et des coups de feu ont été tirés, faisant dix-sept morts : douze paysans, hommes et femmes, sont maintenant accusés et en attente de jugement pour la mort de six policiers ; mais personne n’est mis en accusation pour la mort de onze paysans.

 

A travers l'action de plusieurs ONG paraguayennes dont il est le partenaire, le CCFD Terre Solidaire soutient ces paysans dans leur lutte pour le droit à la terre, qui est pour eux la base même des droits humains fondamentaux.

Né depuis plus de 50 ans, le CCFD-Terre Solidaire soutient de nombreux projets initiés
par les partenaires locaux à travers le monde.

 
Son action est fondée sur 3 piliers importants :

Dans les pays aidés :

  • Soutien au développement

En France :

  • Education au développement

  • Campagnes de sensibilisations à diverses réalités et à leurs conséquences  

 

Sur les paroisses autour de Questembert :

Il existe une équipe d'une dizaine de personnes dont le rôle est d'être attentif aux problèmes de société ici et là-bas.

  • Elle est particulièrement active dans le temps de carême pour animer la journée du CCFD-Terre Solidaire (5ème dimanche de carême)
    lors de la messe et à la collecte des dons.

  • Chaque année, elle organise une soirée rencontre et partage, avec des témoins de projets réalisés dans beaucoup de pays. 
    Cette soirée se termine par un repas de riz, signe du partage et de la solidarité.

  • Pour récolter des fonds et lutter contre le gaspillage, l'équipe se charge de récolter les anciens téléphones portables pour un recyclage. 
    Ceux ci peuvent être déposés à la médiathèque ou à la maison du tourisme. Merci

Un contact local : Anne-Marie CHANCLOU au 02.97.26.02.61

 

Sur les paroisses autour de Rochefort :
  • Chaque année en période de carême est organisée une soirée « Bol de Riz », avec projection d'un diaporama.

  • D'autre part il y a un ramassage de journeaux et revues, dont la recette de la vente est versée au CCFD-Terre Solidaire à Vannes. 
    Ce ramassage est organisé le premier samedi de chaque mois, de 10h à 12h, dans un local situé Impasse du Béchis à Pluherlin
    (à proximité de l'Auberge St Hernin)