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Le carême
ou l’expérience
de l’anti-performance

La société nous pousse à « réussir » partout, y compris dans la vie spirituelle. Et si le carême, au lieu d’un défi à relever, redevenait un chemin de vérité où l’on consent à sa fragilité et où l’on apprend à laisser Dieu agir ?

Au-delà de la sphère économique ou sportive, nous sommes sommés de réussir parfaitement sur tous les plans : professionnel, personnel, relationnel, amoureux, parental…

Cette course à la performance touche aussi parfois la vie chrétienne.
Aller à la messe, prier suffisamment, pratiquer l’ascèse, méditer les textes bibliques, se confesser, peuvent devenir, pour certains, autant d’objectifs à atteindre permettant d’acquérir le titre de croyant émérite.

Dieu reconnaîtrait-il davantage les « vainqueurs spirituels » qui « musclent » leur foi à l’image de leur corps à l’aide
d’« exercices » réguliers ? Ne serait-ce pas oublier que le Seigneur offre gratuitement son amour à ceux qui lui font une place de choix dans l’intime ?

Le carême est une descente vers la vérité de notre pauvreté, qui nous invite à tourner le dos à l’illusion de contrôle, l’obsession du résultat et de l’irréprochabilité dans lesquelles nous vivons.
Qu’importe si nos prières sont indigentes, si notre foi vacille, nous avons le droit de tomber, de douter, d’avancer lentement sur l’âpre chemin spirituel sans être jugés ni disqualifiés par nos frères ou par l’Église.

Extraits d’un article de Cécillia DUTTER publié par « La Vie »

Pendant ces 40 jours, nous sommes invités à nous poser cette question :
de quoi avons-nous vraiment faim ?  Qu’est ce qui nous nourrit vraiment ?
Autrement dit : que vivons nous, qu’espérons-nous, que bâtissons nous ?

L’apôtre Paul nous dit « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » ; avec le vrai visage de Dieu que Jésus nous a révélé, laissez la vie vous envahir, vous transformer, vous traverser.


Sous les trois termes : aumône, prière et jeûne, c’est l’ensemble de notre vie humaine qui se trouve ainsi récapitulée.
L’aumône : recouvre l’ensemble de notre relation aux autres.
La prière : notre relation avec Dieu, lui confier ce qui fait notre vie.
Enfin le jeûne : c’est redécouvrir la modération. Le jeûne que je préfère dit Dieu « libérer les hommes injustement enchaînés, c’est partager ton pain avec celui qui a faim »


Il y a d’autre formes de jeûne :
• Le jeûne de la langue : en choisissant de faire attention aux paroles que nous disons avec ou sans intention de blesser, mais qui font mal…
• Le jeûne des yeux : en portant un regard de soutien et non de mépris ou d’indifférence.
• Le jeûne des oreilles : en choisissant d’écouter vraiment ce que les autres nous disent, en cherchant à comprendre leurs mots avec le sens qu’ils leur donnent et non avec le sens que, nous, nous leur donnons.
• Le jeûne de la main : en choisissant de la tendre en geste d’ouverture, de l’ouvrir en geste de partage, de la creuser en geste d’accueil.
• Le jeûne du cœur : en choisissant de considérer l’autre comme quelqu’un de bien.


Nous sommes poussières dans l’univers mais nous sommes la poussière aimée de DIEU ! Une poussière précieuse, destinée à vivre pour toujours.
Mes amis laissons-nous aimer pour aimer à notre tour.
Bon carême à tous et toutes.

 

Jean-Yves, aumônier de la délégation du Secours Catholique

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